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AU GUI L’AN 9 !

L’ange de lumière chevauchant une boule à paillettes aux reflets chatoyants est déposé dans une boîte sur laquelle l’inscription “fragile Noël” y figure. Terminus. Destination à l’année !

Il en ressortira en décembre prochain accompagné d’une tourterelle à la longue traîne de plumes blanches aux reflets argentés, suivie de prés par un père noël éreinté par sa longue chevauchée fantastique.

Les guirlandes lumineuses sont décrochées, les vitres démaquillées, les sacs relevés, les sapins emballés ils seront recyclés en compost ou alimenteront le feu dans l’âtre.

Les aiguilles seront aspirées.

On range Noël ! On prend les choses en main, on change de cap, on casse la baraque et sur ce coup là Nathalie a déjà un longueur d’avance !

On passe le balai sur l’année passée, on redresse le torse et on avance ! on se souhaite plein de bonnes choses et on prend enfin de bonnes résolutions (qu’on tiendra cette année).

Cette année on se construit un mental d’acier, on colore son esprit avec du positif.

Ce qui compte c’est le sens que l’on donne à son existence !

On bouge son corps (sans trop se fatiguer), on traque le gaspi sans relâche, on se convertit à l’écolo attitude et vade-retro frites mayo.

1ère entorse : la galette ! c’est important ça la galette. Cette année c’est promis on ne trichera pas, pas question d’être mal élevé et de soulever le haut de la galette avec la pointe du couteau pour trouver la fève. Pas de mauvais joueurs.

On veut tous la fève (sauf quand il faut la nettoyer avant de la sortir de la bouche… berk !) mais c’est le hasard qui décidera.

2ème épreuve : les soooooooooooldes !………. c’est un truc qu’un homme ne comprendra jamais : être frappé du syndrome de la “fièvre acheteuse”, des empoignades avec les fashionistas en furie, des coups de coudes !

C’est le moment idéal pour faire place nette et se débarasser impitoyablement de ce qu’on ne peut plus enfiler parce qu’on a acheté la mauvaise taille (ndlr : à moins que ce ne soit notre overdose de chocolat du mois dernier ?)

C’est le moment pour moi de vous souhaiter une année 2009 très…..

dépaysante, ressourcée, charmante, exaltante, surprenante, déroutante, hallucinante, hilarante, oxygénée, pétillante, délirante, époustouflante, affriolante, froufroutante, enivrante, passionnante, stimulante, éblouissante, nonchalante,…

Il est urgent de rire !

A n’en plus douter les vertus du rire sont bien réelles ! La liste des bienfaits est longue : calmer le stress, faciliter la digestion le sommeil ou les relations avec autrui, réduire les sensations de douleur, booster le système immunitaire, prévenir les maladies cardio-vasculaires,…

Heureux qui comme un bébé rigole toutes les 6 minutes !

Il faudrait presque décider que les gens qui ne sont pas drôles recevraient une amende.

On sait que pour bien fonctionner notre corps nécessite un certain nombre de calories issues de notre alimentation. Il en va de même dans les relations humaines nous avons besoin de nos calories relationnelles et le rire y participe.

Avez vous déjà remarqué comme on se sent bien après un bon fou rire, une bonne crise de rire seul, à 2 ou en groupe ! Nous en avons besoin. C’est du savoir être. Rire participe de la décence élémentaire. C’est comme un homme qui se rase le matin par respect pour ceux qu’il va rencontrer, c’est comme se brosser les dents chaque matin…

Rire c’est d’abord du plaisir, l’expression de la joie, de la sécurité. C’est aussi la façon qu’avaient nos ancêtres préhistoriques de signaler la fin du danger auprès de la tribu.

Le rire stimule la production cérébrale de catécholamines (adrénaline et noradrénaline) les hormones de l’éveil. Celles ci laissent alors la place aux endorphines, un euphorisant naturel qui met du baume au coeur et atténue la douleur.

Le Rire Médecin rend visite chaque année à plus de 40000 enfants, souvent gravement atteints afin de dédramatiser les situations stressantes.

En 1995  un médecin indien Madan Kataria met au point le yoga du rire parce qu’à tout prendre au sérieux, on se fait des noeuds au cerveau, on se met “la rate au court bouillon”.

Rire est un facteur de santé et de résistance au stress. Le docteur Henri Rubinstein, neurologue écrit dans son ouvrage de référence psychosomatique du rire : “rire ensemble c’est se comprendre”

Le rire exprime la puissance cachée de la personnalité.

Le rire est un lubrifiant social, son pouvoir est énorme : il désarme l’agressivité, fait tomber les barrières, assure la cohésion d’un groupe et crée la connivence.

Le rire devrait être remboursé par la sécurité sociale : il dégage les bronches, nettoie les artères, élimine les toxines.

Où sont passés les formidables éclats de rire de notre enfance ?

Vous avez 2 minutes

2 minutes : c’est en effet le temps qu’il nous faut pour décider de répondre ou non à notre interlocuteur et aussi, de la manière dont nous allons lui répondre. Dans le même temps, celui (ou celle) en face de vous suit le même processus.

Au cours d’un séminaire, dans les couloirs du métro ou plus simplement en allant chez votre boucher vous avez rencontré et communiqué avec des personnes compétentes, intelligentes, agréables…

Cependant au premier abord, au premier contact quelque chose a fait que… ce n’est pas ce que vous retiendrez de ces personnes et, quand on sait à quel point la 1ère impression détermine la qualité de la relation à venir… ça engage mal !

Lors d’une première rencontre, au delà de notre raison, ce sont nos sens qui se mobilisent pour “évaluer l’autre”

Quand on prend le temps d’y réfléchir, ça peut faire peur cette histoire de 1ère impression…

La 1ère impression donne le ton de la réussite, bien plus que la classe sociale, les recommandations, l’instruction ou la note de restaurant

Rassurez vous. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et cela peut même devenir une véritable partie de plaisir dès lors que l’on prend conscience que faire bonne impression ma foi, c’est assez simple à mettre en oeuvre.

Communiquer est à la portée de chacun. C’est d’abord un état d’esprit.

En effet, avant toute chose, faire le tri et décider d’offrir à la relation seulement ce qui est utile pour donner envie à notre interlocuteur de poursuivre sa relation avec nous.

Je m’explique.

Nous ne sommes pas à l’abri d’une humeur chagrine (voire mauvaise) certes !

Dans ce cas : on respire et on sourit, on s’ouvre (redresser les épaules et lever le menton), on se remémore 1 ou 2 idées confiantes et optimistes et c’est gagné !

Pas question de tricherie dans l’attitude que l’on offre, juste une attention particulière de l’image de soi, une adaptation à notre interlocuteur pour être efficace et agréable dans la relation.

C’est du bon sens, quand les gens vous trouvent sympa, ils voient le meilleur en vous.

Les dés sont jetés !

Avez vous déjà remarqué comme les bonnes intentions peuvent parfois vous mettre dans des situations inconfortables ?

J’ai pris l’avion récemment et voilà en substance le message d’accueil de son commandant “Mesdames et Messieurs, je suis votre commandant de bord… etceteri etcetera… bienvenus”.

En fait c’est surtout là que ça commence : “bla, bla, vitesse de croisière, bla bla les conditions météo ne sont pas mauvaises, bla bla aucune secousse, bla bla pas de retard prévu, bla bla bon vol !”

AH OUI c’est bien de le dire !

“bon vol” c’est tout ce que mes quelques 800 compagnons de vol et moi même espérions : un BON VOL ! Au lieu de ça, ses paroles “négatives” ont activé dans notre cerveau la fonction “code rouge”.

Pourtant, la journée avait bien commencé : arrivée à l’heure à l’enregistrement, personnel au sol souriant et aimable, siège bien placé on the emergency exit… et subitement le ton avait changé : voyage difficile, mauvais temps et retard à l’arrivée.

Si le pilote s’était juste contenté de dire un truc qui ressemble à : “Mesdames et Messieurs je suis votre commandant de bord, installez vous confortablement et détendez vous nous allons rendre votre vol agréable” il aurait pu nous éviter cette traversée de l’Atlantique en apnée !!!

Etonnante magie du cerveau !

Si je vous demande où se trouve le beurre dans votre réfrigérateur, vous pouvez sans hésiter me donner une réponse précise parce que vous visualisez l’intérieur  et que vous y voyez la motte de beurre.

Si je vous demande quelle chanson de Jean Jacques Goldmann vous préférez, vous vous la repassez dans votre tête pour m’en donner le titre.

Si je vous demande quel effet vous procure le sable sous vos pieds vous allez rechercher des sensations à l’intérieur de votre esprit pour en ressentir l’expérience.

IMAGE – SON – SENSATION : le langage parlé ne vient qu’après l’impulsion donnée par les sens.

Maintenant imaginez vous ne faisant rien, ne ressentant rien, ne voyant rien, ne mettant pas vos doigts dans la prise !

Alors ?

Oui je sais, ça marche à chaque fois. Vous vous êtes électrocuté, vos cheveux se sont dressés sur le sommet de votre crâne, vos jambes ont dansé le jerk alors que vous êtes plutôt hip-hop…

Notre cerveau ne peut fonctionner correctement qu’avec des pensées positives. C’est comme ça pour TOUT !

Vous avez un chien ? Apprenez lui à sautez en disant “saute” . Quand il sera bien entraîné dites lui : “ne saute pas“. Qu’est-ce qu’il fera selon vous ?

J’ai assisté au début de l’été à une soirée très sympa autour d’une piscine organisée par le club actif à Montpellier. Lors de son message d’accueil le président de l’association a plaisanté en disant : “ne tombez pas dans la piscine”… Si vous passez par là, demandez à voir les photos de la soirée !

A dire vrai, c’est le “ne pas” qui gêne au bon fonctionnement du cerveau. Pourquoi ? Parce que nous pensons d’abord au fait de “faire l’action” pour ensuite choisir de “faire une autre action”. Vous me suivez ? C’est là que ça coince.

OK, c’est un peu tiré par les cheveux (enfin ceux qui restent après l’électrocution).

Mais quand même. Vous réalisez le nombre d’impressions négatives que l’on suggère au quotidien à cause des mots que nous choisissons ?

Je vous laisse méditer là dessus :

Apprenons à ne pas nous exprimer de façon négative

Madagascar 2


Jeux de rôles

Vous êtes vous déjà demandé combien de fois par jour vous avez affaire à des gens qui ne s’aperçoivent pas de votre présence et qui ne vous regarde pas ?

Vous même, vous souvenez vous de la couleur des yeux de votre dernier interlocuteur ?

Une manière efficace (et pratique) d’établir la connexion avec les autres, c’est de les regarder dans les yeux. Lorsque vous rencontrez quelqu’un, regardez le dans les yeux et… souriez !

C’est le moyen le plus économique et le plus facile qui soit d’entrer en contact avec une personne (vos clients, votre boss, votre voisin ou votre voisine, votre charcutier (pour vous assurer les meilleurs morceaux), la boulangère (pour la baguette croustillante même le dimanche après 11 h)…

Vous savez pourquoi : parce que ça donne de vous l’image d’un individu qui porte un certain intérêt à l’autre.

L’autre raison évidente (plus technique certes) c’est que votre message est transporté par votre voix et que votre voix se dirigera naturellement là où les yeux l’emmèneront !

Qu’est-ce que ça déclenche en vous lorsqu’une personne à qui vous vous adressez porte ses yeux sur autre chose ?

A votre avis, il vous écoute ? Est-ce qu’il fait attention à ce qui vous êtes entrain de lui dire ? Au fait, est-ce qu’il vous apprécie ?

Le regard n’est sans doute pas le seul moyen pour entrer en contact avec les autres mais montrez vous sous votre meilleur jour : SOURIEZ et le monde sourit avec vous. Quand vous souriez vous dites : “je suis accessible”, “j’ai de l’assurance”.

Les attitudes sont contagieuses.

Vous savez ce que font les gens qui s’entendent bien avec les autres ?

Ils se synchronisent c’est à dire qu’ils les imitent pour être en harmonie. Pensez  “caméléon”.

Cela fait partie des prédispositions naturelles de l’être humain à adopter des comportements synchrones et réciproques. C’est ancré dans notre cerveau.

Nous avons acquis les bonnes manières en imitant les personnes qui nous entourent. Nous aimons les gens qui nous ressemblent, ça nous rassure, ça nous met à l’aise !

Ce phénomène s’appelle la synchronisation. Nous nous synchronisons inconsciemment avec les autres depuis notre naissance. Nous pouvons le faire consciemment.

C’est aussi simple que ça :

nous devons nos plus grands succès au fait de nous adapter aux situations.


J’ai récemment emménagé dans une petite ville de l’agglomération de Montpellier.

Ce matin, je me suis rendue dans son hôtel de ville pour obtenir des informations sur les activités proposées aux jeunes enfants.

La personne derrière son “comptoir” a grommelé quelques mots m’indiquant le pupitre sur lequel trônaient les divers formulaires d’inscription. Pas de contact visuel si peu de courtoisie : Mauvais début de journée !

Est-il si difficile de paraître de bonne humeur ? d’esquisser un sourire ? un regard ?

Je disais donc, ma petite tribu s’est installée dans une ravissante maison de type provençal où cependant les possibilité de rangement ne sont pas légion.

Ni une ni deux je fonce chez… vous savez, c’est ce grand magasin où vous passez votre temps à tourner en rond ou en carré parfois même vous slalomez ou tracez des diagonales, vous montez, vous redescendez parce qu’il vous manque toujours le n°de l’allée où vous devrez ensuite vous rendre avec votre échelle pour aller chercher les pièces détachées qui composeront LE meuble !

Oui parce que l’enseigne en question encourage les activités manuelles en famille !

Bref. En fait, ça me barbe d’y aller autant sans doute que ces milliers de visiteurs que l’enseigne accueille chaque jour (en tout cas ici à Montpellier). C’est noir de monde, heureusement en sortie de caisse il y a le menu TOUT COMPRIS à 2 € et ce serait dommage de s’en priver !

Mais avant ça : opération chariot ! Zut de zut… même pour attraper un chariot il faudra attendre son tour est-ce que j’ai une pièce de 1 € ? un jeton peut être ? qu’importe, ici c’est le Disneyland du meuble en pièce détaché, ils ont tout prévu il y a un monnayeur (mais il n’accepte pas les CB)

Heureusement aujourd’hui j’ai la positive attitude !

Je m’impatiente un peu quand même et dans le rang les conversations s’échauffent : chariot à plateau ou chariot panier ? Sinon il y a le chariot pour sac avec ou sans siège enfant…

Bon sang ça avance ou non ?

Et là… surgissent de je ne sais où 2 gars aux couleurs de l’enseigne passant tel des cabris d’un chariot (à plateau) à l’autre, riant (beaucoup même), sifflotant… “le sacre du printemps”… du vrai Béjart !

C’était génial ! ils avaient réussi à me mettre dans de bonnes dispositions pour la suite de mon programme.

Leur attitude avait été contagieuse, elle avait influencé mon comportement et je me sentais d’humeur joyeuse sans y réfléchir. Nous avons tous envie de rencontrer des gens positifs, de bonne humeur…

J’étais contaminée.

Notre esprit et notre corps forment un seul et même système, modifiez l’un d’entre eux et l’autre suivra.

L’ ATTITUDE, c’est la première chose que les gens remarquent chez nous et elle influence notre entourage. Il est possible de la contrôler et de l’adapter si on le souhaite…

Je vous laisse méditer là dessus !

Alphonse Allais disait : “la première impression est souvent la bonne, surtout quand elle est mauvaise“. Aujourd’hui, au rythme des études comportementales des découpes coupes du cerveau et des I.R.M (Image à Résonnace Magnétique), les chercheurs lui donnent raison.

Aujourd’hui nos chercheurs savent vous dire pourquoi lorsqu’une personne que nous ne connaissons ni d’Eve ni d’Adam (expression illogique un peu bizarre pour dire : je ne le connais pas du tout) qui nous regarde à peine et à qui nous n’adressons pas la parole nous semble hostile ou au contraire nous attire (si si).

En effet, notre cerveau (encore !) est très doué pour analyser la personnalité. Au cours des 2 premières minutes d’une rencontre il s’agit de donner une bonne impression initiale et d’établir un contact entre les instincts et la nature de chacun des individus en relation.

C’est notre instinct de survie inconscient qui entre en jeu : notre esprit et notre corps décident de fuir (voire combattre) ou d’interagir avec l’autre, décident si c’est un ami ou un ennemi, s’il représente une opportunité ou une menace.

Les anthropologues (et certains psy) s’accordent à dire qu’il s’agit là d’un réflexe hérité de notre lointain passé préhistorique : durant des millénaires, la capacité à faire la différence au premier coup d’oeil était une question de vie ou de mort !

Aujourd’hui, même si au premier abord le risque physique d’une première rencontre n’a plus lieu d’être (…), son enjeu social est important.

Le Professeur Eric Raufaste (psychologie cognitive à l’université de Toulouse) explique : “le visage, la gestuelle, l’odeur, la voix, l’habillement : nos sens perçoivent tout cela en un éclair. Le cerveau se trouve face à un problème très complexe. Alors, il va simplifier la situation et mettre entre lui et la réalité un “filtre attentionnel” c’est à dire qu’il va choisir de ne retenir que certains éléments (de façon inconsciente). Seuls ces éléments seront présentés à la conscience”.

Tout ces éléments suggèrent une impression globale de nous qui s’imprime immédiatement (et durablement) dans le cerveau de notre interlocuteur.

Cette image s’inscrit alors comme une rumeur silencieuse qui parle de nous, avant nous. Le procédé est rapide et sans appel effort. Le plus étrange c’est que, le plus souvent, il est juste.

1960 – JFK versus NIXON: lors du débat télévisé qui fit se rencontrer 2 pointures de la politique, il a été observé un phénomène très subtil.

En effet, ceux qui avaient suivi le débat à la radio donnaient Nixon largement gagnant. Cependant, les téléspectateurs qui avaient vu les 2 candidats plébiscitaient largement Kennedy : les mêmes mots mais des canaux de communication différents !

Bien sur, cet exemple illustre bien l’importance de l’élément visuel dans la notion de charisme mais l’apparence ne fait pas tout.

Qu’est-ce qui suscite l’adhésion ? Bon nombre de dirigeants rêvent de posséder ce supplément de talent qui fait toute la différence.

Le charisme, selon le petit Larousse illustré, serait l’autorité d’un chef, ressentie comme fondée sur certains dons surnaturels surhumains et reposant sur l’éloquence, la mise en scène, la fascination, etc…

WHAOU… serait-ce un don ? un pouvoir magique ? y a t’il de l’espoir pour Monsieur et Madame TOULEMONDE ? En effet, il arrive que le charisme et son pouvoir de conviction jettent leur dévolu sur des personnes qui sont déjà belles et/ou brillantes qui n’avaient vraiement pas besoin d’avoir ça en plus !

Devant tant d’injustice on aurait tendance à se résigner et pourtant…

Certes ! le charisme est une force mystérieuse mais cette capacité à susciter l’adhésion et à entraîner les autres n’a rien de surnaturel, même si certains sont plus doués que d’autres.

Déjà, il est faux de croire que plus on monte dans l’échelle hiérarchique plus ces compétences sont développées.  Ce n’est pas parce qu’on devient dirigeant que l’on acquiert miraculeusement ces compétences.

Le charisme s’acquiert par le travail et l’expérience seule condition pour réussir : il faut le vouloir, à partir de là 50 % du chemin est parcouru.

Ensuite il faut avoir de vraies convictions et le faire sentir, soigner votre communication en public ET dans votre vie quotidienne, vous y gagnerez en autorité.

Surtout, faites le à votre rythme, en gardant votre personnalité.

Le goût des autres

Savoir communiquer est une chose précieuse. Quel que soit l’objectif quand on est apprécié, la moitié du chemin est faite.

Communiquer c’est ce que faisaient nos ancêtres quand ils se rassemblaient autour du feu pour déguster un steak de mammouth ou confectionner le dernier cri du vêtement en peau de bête. C’est ce que nous faisons aujourd’hui à l’occasion de nos réunions Tupperware, à la vieille dame qui demande sa route, lors d’un entretien d’embauche,…

Nos capacités relationnelles sont sans cesse sollicitées.

On ne peut pas ne pas communiquer.

Notre évolution personnelle résulte des rapports que nous tissons avec les autres.

Lors d’une rencontre, il nous faut d’abord capter l’attention de notre interlocuteur et ensuite faire durer la rencontre afin de faire passer notre message. La sympathie qui émane de nous servira à attirer l’attention et nous garderons cette dernière grâce à la qualité des rapports que nous aurons établis.

Grosso modo, 2 éléments entrent en jeu :

  • notre présence : c’est à dire notre apparence et la manière dont nous bougeons,
  • notre attitude : ce que l’on dit, la manière dont nous l’exprimons et l’intérêt de nos propos.

Divers recherches ont montré que nous avons approximativement 2 minutes pour faire bonne impression lors d’une 1ère rencontre. Ce qui se passera durant ces 2 minutes influencera le succès ou l’échec du premier contact.

Les premières impressions sont tenaces.

De notre attitude dépend la qualité de notre communication. C’est ce que l’on peut appeler le kit complet de la communication. Nos interlocuteurs adaptent leurs réponses en fonction des signaux que nous leur transmettons.

Le corps ne ment pas. Sans que nous en ayons conscience, il transmet nos pensées et nos sentiments dans un langage qui lui est propre et parfaitement perceptible par l’autre.

La moindre contradiction dans ce langage peut interrompre la bonne marche d’une communication.

Le langage du corps est un mode de communication silencieux (non verbal) que nous employons dans chaque aspect de notre relation avec autrui. C’est comme un miroir qui nous envoie l’information sur l’autre : ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent en réponse à nos propos et nos actions.

Le chercheur en communication Albert Mehrabian a quantifié en pourcentage l’impact des 3 éléments constitutifs de notre communication.

Qu’est-ce qui nous rend sympathique aux yeux de nos interlocuteurs ?

56 % c’est notre comportement physique, la manière dont nous bougeons, dont notre corps accompagne ce que l’on dit.

C’est ce que les autres voient de nous (gestes, posture, attitude, déplacements, expressions du visage, regard) c’est l’impression que l’on produit. Cela se passe au niveau inconscient.

Tout cet ensemble va donner la cohérence à notre message, va inspirer confiance ou déclencher le scepticisme, mal utilisé il peut ruiner des heures de préparation…

37 % c’est ce que l’on fait avec notre voix, c’est l’accompagnement sonore. C’est ce qui donnera envie ou non d’être écouté. C’est ce qui détermine le niveau de conviction que l’on inspire… ou pas !

7 % OUPS ! ça c’est la puissance des mots et ce n’est plus à démontrer !

93 % Le compte est bon ! 93 % de l’impact de notre message sur notre interlocuteur est dû à sa forme (au non verbal), à la manière dont nous accompagnons nos mots.

C’est ce que l’on appelle l’image résiduelle c’est à dire ce qui restera à l’esprit de notre interlocuteur après notre rencontre. Ce sont des multitudes de messages inconscients qui peuvent soit optimiser soit parasiter notre communication.

C’est pourquoi si notre message est important (surtout si c’est important) ne comptons pas sur la puissance des mots, il ne feront pas mouche sans la forme. Ne risquons pas de rester inaperçu malgré notre merveilleux message.

Maîtriser sa communication non verbale nous permet d’obtenir plus facilement l’attention et l’adhésion. Connaître la communication non verbale de nos interlocuteurs nous permet de valider leurs intentions et adapter notre communication non verbale à notre interlocuteur nous permet d’instaurer un climat de confiance.

Ces 3 niveaux de communication sont des techniques qui s’étudient. S’en priver serait injuste pour ceux qui ont un message important à faire passer et dommage pour les autres.