Vous avez 2 minutes

24 11 2008

2 minutes : c’est en effet le temps qu’il nous faut pour décider de répondre ou non à notre interlocuteur et aussi, de la manière dont nous allons lui répondre. Dans le même temps, celui (ou celle) en face de vous suit le même processus.

Au cours d’un séminaire, dans les couloirs du métro ou plus simplement en allant chez votre boucher vous avez rencontré et communiqué avec des personnes compétentes, intelligentes, agréables…

Cependant au premier abord, au premier contact quelque chose a fait que… ce n’est pas ce que vous retiendrez de ces personnes et, quand on sait à quel point la 1ère impression détermine la qualité de la relation à venir… ça engage mal !

Lors d’une première rencontre, au delà de notre raison, ce sont nos sens qui se mobilisent pour « évaluer l’autre »

Quand on prend le temps d’y réfléchir, ça peut faire peur cette histoire de 1ère impression…

La 1ère impression donne le ton de la réussite, bien plus que la classe sociale, les recommandations, l’instruction ou la note de restaurant

Rassurez vous. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et cela peut même devenir une véritable partie de plaisir dès lors que l’on prend conscience que faire bonne impression ma foi, c’est assez simple à mettre en oeuvre.

Communiquer est à la portée de chacun. C’est d’abord un état d’esprit.

En effet, avant toute chose, faire le tri et décider d’offrir à la relation seulement ce qui est utile pour donner envie à notre interlocuteur de poursuivre sa relation avec nous.

Je m’explique.

Nous ne sommes pas à l’abri d’une humeur chagrine (voire mauvaise) certes !

Dans ce cas : on respire et on sourit, on s’ouvre (redresser les épaules et lever le menton), on se remémore 1 ou 2 idées confiantes et optimistes et c’est gagné !

Pas question de tricherie dans l’attitude que l’on offre, juste une attention particulière de l’image de soi, une adaptation à notre interlocuteur pour être efficace et agréable dans la relation.

C’est du bon sens, quand les gens vous trouvent sympa, ils voient le meilleur en vous.

Les dés sont jetés !





Juste une (1ère) impression !

13 11 2008

Alphonse Allais disait : “la première impression est souvent la bonne, surtout quand elle est mauvaise“. Aujourd’hui, au rythme des études comportementales des découpes coupes du cerveau et des I.R.M (Image à Résonnace Magnétique), les chercheurs lui donnent raison.

Aujourd’hui nos chercheurs savent vous dire pourquoi lorsqu’une personne que nous ne connaissons ni d’Eve ni d’Adam (expression illogique un peu bizarre pour dire : je ne le connais pas du tout) qui nous regarde à peine et à qui nous n’adressons pas la parole nous semble hostile ou au contraire nous attire (si si).

En effet, notre cerveau (encore !) est très doué pour analyser la personnalité. Au cours des 2 premières minutes d’une rencontre il s’agit de donner une bonne impression initiale et d’établir un contact entre les instincts et la nature de chacun des individus en relation.

C’est notre instinct de survie inconscient qui entre en jeu : notre esprit et notre corps décident de fuir (voire combattre) ou d’interagir avec l’autre, décident si c’est un ami ou un ennemi, s’il représente une opportunité ou une menace.

Les anthropologues (et certains psy) s’accordent à dire qu’il s’agit là d’un réflexe hérité de notre lointain passé préhistorique : durant des millénaires, la capacité à faire la différence au premier coup d’oeil était une question de vie ou de mort !

Aujourd’hui, même si au premier abord le risque physique d’une première rencontre n’a plus lieu d’être (…), son enjeu social est important.

Le Professeur Eric Raufaste (psychologie cognitive à l’université de Toulouse) explique : “le visage, la gestuelle, l’odeur, la voix, l’habillement : nos sens perçoivent tout cela en un éclair. Le cerveau se trouve face à un problème très complexe. Alors, il va simplifier la situation et mettre entre lui et la réalité un “filtre attentionnel” c’est à dire qu’il va choisir de ne retenir que certains éléments (de façon inconsciente). Seuls ces éléments seront présentés à la conscience”.

Tout ces éléments suggèrent une impression globale de nous qui s’imprime immédiatement (et durablement) dans le cerveau de notre interlocuteur.

Cette image s’inscrit alors comme une rumeur silencieuse qui parle de nous, avant nous. Le procédé est rapide et sans appel effort. Le plus étrange c’est que, le plus souvent, il est juste.