Vous avez 2 minutes

24 11 2008

2 minutes : c’est en effet le temps qu’il nous faut pour décider de répondre ou non à notre interlocuteur et aussi, de la manière dont nous allons lui répondre. Dans le même temps, celui (ou celle) en face de vous suit le même processus.

Au cours d’un séminaire, dans les couloirs du métro ou plus simplement en allant chez votre boucher vous avez rencontré et communiqué avec des personnes compétentes, intelligentes, agréables…

Cependant au premier abord, au premier contact quelque chose a fait que… ce n’est pas ce que vous retiendrez de ces personnes et, quand on sait à quel point la 1ère impression détermine la qualité de la relation à venir… ça engage mal !

Lors d’une première rencontre, au delà de notre raison, ce sont nos sens qui se mobilisent pour « évaluer l’autre »

Quand on prend le temps d’y réfléchir, ça peut faire peur cette histoire de 1ère impression…

La 1ère impression donne le ton de la réussite, bien plus que la classe sociale, les recommandations, l’instruction ou la note de restaurant

Rassurez vous. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et cela peut même devenir une véritable partie de plaisir dès lors que l’on prend conscience que faire bonne impression ma foi, c’est assez simple à mettre en oeuvre.

Communiquer est à la portée de chacun. C’est d’abord un état d’esprit.

En effet, avant toute chose, faire le tri et décider d’offrir à la relation seulement ce qui est utile pour donner envie à notre interlocuteur de poursuivre sa relation avec nous.

Je m’explique.

Nous ne sommes pas à l’abri d’une humeur chagrine (voire mauvaise) certes !

Dans ce cas : on respire et on sourit, on s’ouvre (redresser les épaules et lever le menton), on se remémore 1 ou 2 idées confiantes et optimistes et c’est gagné !

Pas question de tricherie dans l’attitude que l’on offre, juste une attention particulière de l’image de soi, une adaptation à notre interlocuteur pour être efficace et agréable dans la relation.

C’est du bon sens, quand les gens vous trouvent sympa, ils voient le meilleur en vous.

Les dés sont jetés !

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Cerveau en pilotage automatique

14 11 2008

Avez vous déjà remarqué comme les bonnes intentions peuvent parfois vous mettre dans des situations inconfortables ?

J’ai pris l’avion récemment et voilà en substance le message d’accueil de son commandant “Mesdames et Messieurs, je suis votre commandant de bord… etceteri etcetera… bienvenus”.

En fait c’est surtout là que ça commence : “bla, bla, vitesse de croisière, bla bla les conditions météo ne sont pas mauvaises, bla bla aucune secousse, bla bla pas de retard prévu, bla bla bon vol !”

AH OUI c’est bien de le dire !

“bon vol” c’est tout ce que mes quelques 800 compagnons de vol et moi même espérions : un BON VOL ! Au lieu de ça, ses paroles “négatives” ont activé dans notre cerveau la fonction “code rouge”.

Pourtant, la journée avait bien commencé : arrivée à l’heure à l’enregistrement, personnel au sol souriant et aimable, siège bien placé on the emergency exit… et subitement le ton avait changé : voyage difficile, mauvais temps et retard à l’arrivée.

Si le pilote s’était juste contenté de dire un truc qui ressemble à : “Mesdames et Messieurs je suis votre commandant de bord, installez vous confortablement et détendez vous nous allons rendre votre vol agréable” il aurait pu nous éviter cette traversée de l’Atlantique en apnée !!!

Etonnante magie du cerveau !

Si je vous demande où se trouve le beurre dans votre réfrigérateur, vous pouvez sans hésiter me donner une réponse précise parce que vous visualisez l’intérieur  et que vous y voyez la motte de beurre.

Si je vous demande quelle chanson de Jean Jacques Goldmann vous préférez, vous vous la repassez dans votre tête pour m’en donner le titre.

Si je vous demande quel effet vous procure le sable sous vos pieds vous allez rechercher des sensations à l’intérieur de votre esprit pour en ressentir l’expérience.

IMAGE – SON – SENSATION : le langage parlé ne vient qu’après l’impulsion donnée par les sens.

Maintenant imaginez vous ne faisant rien, ne ressentant rien, ne voyant rien, ne mettant pas vos doigts dans la prise !

Alors ?

Oui je sais, ça marche à chaque fois. Vous vous êtes électrocuté, vos cheveux se sont dressés sur le sommet de votre crâne, vos jambes ont dansé le jerk alors que vous êtes plutôt hip-hop…

Notre cerveau ne peut fonctionner correctement qu’avec des pensées positives. C’est comme ça pour TOUT !

Vous avez un chien ? Apprenez lui à sautez en disant “saute” . Quand il sera bien entraîné dites lui : “ne saute pas“. Qu’est-ce qu’il fera selon vous ?

J’ai assisté au début de l’été à une soirée très sympa autour d’une piscine organisée par le club actif à Montpellier. Lors de son message d’accueil le président de l’association a plaisanté en disant : “ne tombez pas dans la piscine”… Si vous passez par là, demandez à voir les photos de la soirée !

A dire vrai, c’est le “ne pas” qui gêne au bon fonctionnement du cerveau. Pourquoi ? Parce que nous pensons d’abord au fait de “faire l’action” pour ensuite choisir de “faire une autre action”. Vous me suivez ? C’est là que ça coince.

OK, c’est un peu tiré par les cheveux (enfin ceux qui restent après l’électrocution).

Mais quand même. Vous réalisez le nombre d’impressions négatives que l’on suggère au quotidien à cause des mots que nous choisissons ?

Je vous laisse méditer là dessus :

Apprenons à ne pas nous exprimer de façon négative

Madagascar 2