Il est urgent de rire !

10 12 2008

A n’en plus douter les vertus du rire sont bien réelles ! La liste des bienfaits est longue : calmer le stress, faciliter la digestion le sommeil ou les relations avec autrui, réduire les sensations de douleur, booster le système immunitaire, prévenir les maladies cardio-vasculaires,…

Heureux qui comme un bébé rigole toutes les 6 minutes !

Il faudrait presque décider que les gens qui ne sont pas drôles recevraient une amende.

On sait que pour bien fonctionner notre corps nécessite un certain nombre de calories issues de notre alimentation. Il en va de même dans les relations humaines nous avons besoin de nos calories relationnelles et le rire y participe.

Avez vous déjà remarqué comme on se sent bien après un bon fou rire, une bonne crise de rire seul, à 2 ou en groupe ! Nous en avons besoin. C’est du savoir être. Rire participe de la décence élémentaire. C’est comme un homme qui se rase le matin par respect pour ceux qu’il va rencontrer, c’est comme se brosser les dents chaque matin…

Rire c’est d’abord du plaisir, l’expression de la joie, de la sécurité. C’est aussi la façon qu’avaient nos ancêtres préhistoriques de signaler la fin du danger auprès de la tribu.

Le rire stimule la production cérébrale de catécholamines (adrénaline et noradrénaline) les hormones de l’éveil. Celles ci laissent alors la place aux endorphines, un euphorisant naturel qui met du baume au coeur et atténue la douleur.

Le Rire Médecin rend visite chaque année à plus de 40000 enfants, souvent gravement atteints afin de dédramatiser les situations stressantes.

En 1995  un médecin indien Madan Kataria met au point le yoga du rire parce qu’à tout prendre au sérieux, on se fait des noeuds au cerveau, on se met « la rate au court bouillon ».

Rire est un facteur de santé et de résistance au stress. Le docteur Henri Rubinstein, neurologue écrit dans son ouvrage de référence psychosomatique du rire : « rire ensemble c’est se comprendre »

Le rire exprime la puissance cachée de la personnalité.

Le rire est un lubrifiant social, son pouvoir est énorme : il désarme l’agressivité, fait tomber les barrières, assure la cohésion d’un groupe et crée la connivence.

Le rire devrait être remboursé par la sécurité sociale : il dégage les bronches, nettoie les artères, élimine les toxines.

Où sont passés les formidables éclats de rire de notre enfance ?





Le B.A. BA des Bonnes Attitudes

14 11 2008

J’ai récemment emménagé dans une petite ville de l’agglomération de Montpellier.

Ce matin, je me suis rendue dans son hôtel de ville pour obtenir des informations sur les activités proposées aux jeunes enfants.

La personne derrière son “comptoir” a grommelé quelques mots m’indiquant le pupitre sur lequel trônaient les divers formulaires d’inscription. Pas de contact visuel si peu de courtoisie : Mauvais début de journée !

Est-il si difficile de paraître de bonne humeur ? d’esquisser un sourire ? un regard ?

Je disais donc, ma petite tribu s’est installée dans une ravissante maison de type provençal où cependant les possibilité de rangement ne sont pas légion.

Ni une ni deux je fonce chez… vous savez, c’est ce grand magasin où vous passez votre temps à tourner en rond ou en carré parfois même vous slalomez ou tracez des diagonales, vous montez, vous redescendez parce qu’il vous manque toujours le n°de l’allée où vous devrez ensuite vous rendre avec votre échelle pour aller chercher les pièces détachées qui composeront LE meuble !

Oui parce que l’enseigne en question encourage les activités manuelles en famille !

Bref. En fait, ça me barbe d’y aller autant sans doute que ces milliers de visiteurs que l’enseigne accueille chaque jour (en tout cas ici à Montpellier). C’est noir de monde, heureusement en sortie de caisse il y a le menu TOUT COMPRIS à 2 € et ce serait dommage de s’en priver !

Mais avant ça : opération chariot ! Zut de zut… même pour attraper un chariot il faudra attendre son tour est-ce que j’ai une pièce de 1 € ? un jeton peut être ? qu’importe, ici c’est le Disneyland du meuble en pièce détaché, ils ont tout prévu il y a un monnayeur (mais il n’accepte pas les CB)

Heureusement aujourd’hui j’ai la positive attitude !

Je m’impatiente un peu quand même et dans le rang les conversations s’échauffent : chariot à plateau ou chariot panier ? Sinon il y a le chariot pour sac avec ou sans siège enfant…

Bon sang ça avance ou non ?

Et là… surgissent de je ne sais où 2 gars aux couleurs de l’enseigne passant tel des cabris d’un chariot (à plateau) à l’autre, riant (beaucoup même), sifflotant… “le sacre du printemps”… du vrai Béjart !

C’était génial ! ils avaient réussi à me mettre dans de bonnes dispositions pour la suite de mon programme.

Leur attitude avait été contagieuse, elle avait influencé mon comportement et je me sentais d’humeur joyeuse sans y réfléchir. Nous avons tous envie de rencontrer des gens positifs, de bonne humeur…

J’étais contaminée.

Notre esprit et notre corps forment un seul et même système, modifiez l’un d’entre eux et l’autre suivra.

L’ ATTITUDE, c’est la première chose que les gens remarquent chez nous et elle influence notre entourage. Il est possible de la contrôler et de l’adapter si on le souhaite…

Je vous laisse méditer là dessus !





Le goût des autres

13 11 2008

Savoir communiquer est une chose précieuse. Quel que soit l’objectif quand on est apprécié, la moitié du chemin est faite.

Communiquer c’est ce que faisaient nos ancêtres quand ils se rassemblaient autour du feu pour déguster un steak de mammouth ou confectionner le dernier cri du vêtement en peau de bête. C’est ce que nous faisons aujourd’hui à l’occasion de nos réunions Tupperware, à la vieille dame qui demande sa route, lors d’un entretien d’embauche,…

Nos capacités relationnelles sont sans cesse sollicitées.

On ne peut pas ne pas communiquer.

Notre évolution personnelle résulte des rapports que nous tissons avec les autres.

Lors d’une rencontre, il nous faut d’abord capter l’attention de notre interlocuteur et ensuite faire durer la rencontre afin de faire passer notre message. La sympathie qui émane de nous servira à attirer l’attention et nous garderons cette dernière grâce à la qualité des rapports que nous aurons établis.

Grosso modo, 2 éléments entrent en jeu :

  • notre présence : c’est à dire notre apparence et la manière dont nous bougeons,
  • notre attitude : ce que l’on dit, la manière dont nous l’exprimons et l’intérêt de nos propos.

Divers recherches ont montré que nous avons approximativement 2 minutes pour faire bonne impression lors d’une 1ère rencontre. Ce qui se passera durant ces 2 minutes influencera le succès ou l’échec du premier contact.

Les premières impressions sont tenaces.

De notre attitude dépend la qualité de notre communication. C’est ce que l’on peut appeler le kit complet de la communication. Nos interlocuteurs adaptent leurs réponses en fonction des signaux que nous leur transmettons.

Le corps ne ment pas. Sans que nous en ayons conscience, il transmet nos pensées et nos sentiments dans un langage qui lui est propre et parfaitement perceptible par l’autre.

La moindre contradiction dans ce langage peut interrompre la bonne marche d’une communication.

Le langage du corps est un mode de communication silencieux (non verbal) que nous employons dans chaque aspect de notre relation avec autrui. C’est comme un miroir qui nous envoie l’information sur l’autre : ce qu’elle pense, ce qu’elle ressent en réponse à nos propos et nos actions.

Le chercheur en communication Albert Mehrabian a quantifié en pourcentage l’impact des 3 éléments constitutifs de notre communication.

Qu’est-ce qui nous rend sympathique aux yeux de nos interlocuteurs ?

56 % c’est notre comportement physique, la manière dont nous bougeons, dont notre corps accompagne ce que l’on dit.

C’est ce que les autres voient de nous (gestes, posture, attitude, déplacements, expressions du visage, regard) c’est l’impression que l’on produit. Cela se passe au niveau inconscient.

Tout cet ensemble va donner la cohérence à notre message, va inspirer confiance ou déclencher le scepticisme, mal utilisé il peut ruiner des heures de préparation…

37 % c’est ce que l’on fait avec notre voix, c’est l’accompagnement sonore. C’est ce qui donnera envie ou non d’être écouté. C’est ce qui détermine le niveau de conviction que l’on inspire… ou pas !

7 % OUPS ! ça c’est la puissance des mots et ce n’est plus à démontrer !

93 % Le compte est bon ! 93 % de l’impact de notre message sur notre interlocuteur est dû à sa forme (au non verbal), à la manière dont nous accompagnons nos mots.

C’est ce que l’on appelle l’image résiduelle c’est à dire ce qui restera à l’esprit de notre interlocuteur après notre rencontre. Ce sont des multitudes de messages inconscients qui peuvent soit optimiser soit parasiter notre communication.

C’est pourquoi si notre message est important (surtout si c’est important) ne comptons pas sur la puissance des mots, il ne feront pas mouche sans la forme. Ne risquons pas de rester inaperçu malgré notre merveilleux message.

Maîtriser sa communication non verbale nous permet d’obtenir plus facilement l’attention et l’adhésion. Connaître la communication non verbale de nos interlocuteurs nous permet de valider leurs intentions et adapter notre communication non verbale à notre interlocuteur nous permet d’instaurer un climat de confiance.

Ces 3 niveaux de communication sont des techniques qui s’étudient. S’en priver serait injuste pour ceux qui ont un message important à faire passer et dommage pour les autres.