Juste une (1ère) impression !

13 11 2008

Alphonse Allais disait : “la première impression est souvent la bonne, surtout quand elle est mauvaise“. Aujourd’hui, au rythme des études comportementales des découpes coupes du cerveau et des I.R.M (Image à Résonnace Magnétique), les chercheurs lui donnent raison.

Aujourd’hui nos chercheurs savent vous dire pourquoi lorsqu’une personne que nous ne connaissons ni d’Eve ni d’Adam (expression illogique un peu bizarre pour dire : je ne le connais pas du tout) qui nous regarde à peine et à qui nous n’adressons pas la parole nous semble hostile ou au contraire nous attire (si si).

En effet, notre cerveau (encore !) est très doué pour analyser la personnalité. Au cours des 2 premières minutes d’une rencontre il s’agit de donner une bonne impression initiale et d’établir un contact entre les instincts et la nature de chacun des individus en relation.

C’est notre instinct de survie inconscient qui entre en jeu : notre esprit et notre corps décident de fuir (voire combattre) ou d’interagir avec l’autre, décident si c’est un ami ou un ennemi, s’il représente une opportunité ou une menace.

Les anthropologues (et certains psy) s’accordent à dire qu’il s’agit là d’un réflexe hérité de notre lointain passé préhistorique : durant des millénaires, la capacité à faire la différence au premier coup d’oeil était une question de vie ou de mort !

Aujourd’hui, même si au premier abord le risque physique d’une première rencontre n’a plus lieu d’être (…), son enjeu social est important.

Le Professeur Eric Raufaste (psychologie cognitive à l’université de Toulouse) explique : “le visage, la gestuelle, l’odeur, la voix, l’habillement : nos sens perçoivent tout cela en un éclair. Le cerveau se trouve face à un problème très complexe. Alors, il va simplifier la situation et mettre entre lui et la réalité un “filtre attentionnel” c’est à dire qu’il va choisir de ne retenir que certains éléments (de façon inconsciente). Seuls ces éléments seront présentés à la conscience”.

Tout ces éléments suggèrent une impression globale de nous qui s’imprime immédiatement (et durablement) dans le cerveau de notre interlocuteur.

Cette image s’inscrit alors comme une rumeur silencieuse qui parle de nous, avant nous. Le procédé est rapide et sans appel effort. Le plus étrange c’est que, le plus souvent, il est juste.





Quand je serai grande je serai CHARISMATIQUE !

13 11 2008

1960 – JFK versus NIXON: lors du débat télévisé qui fit se rencontrer 2 pointures de la politique, il a été observé un phénomène très subtil.

En effet, ceux qui avaient suivi le débat à la radio donnaient Nixon largement gagnant. Cependant, les téléspectateurs qui avaient vu les 2 candidats plébiscitaient largement Kennedy : les mêmes mots mais des canaux de communication différents !

Bien sur, cet exemple illustre bien l’importance de l’élément visuel dans la notion de charisme mais l’apparence ne fait pas tout.

Qu’est-ce qui suscite l’adhésion ? Bon nombre de dirigeants rêvent de posséder ce supplément de talent qui fait toute la différence.

Le charisme, selon le petit Larousse illustré, serait l’autorité d’un chef, ressentie comme fondée sur certains dons surnaturels surhumains et reposant sur l’éloquence, la mise en scène, la fascination, etc…

WHAOU… serait-ce un don ? un pouvoir magique ? y a t’il de l’espoir pour Monsieur et Madame TOULEMONDE ? En effet, il arrive que le charisme et son pouvoir de conviction jettent leur dévolu sur des personnes qui sont déjà belles et/ou brillantes qui n’avaient vraiement pas besoin d’avoir ça en plus !

Devant tant d’injustice on aurait tendance à se résigner et pourtant…

Certes ! le charisme est une force mystérieuse mais cette capacité à susciter l’adhésion et à entraîner les autres n’a rien de surnaturel, même si certains sont plus doués que d’autres.

Déjà, il est faux de croire que plus on monte dans l’échelle hiérarchique plus ces compétences sont développées.  Ce n’est pas parce qu’on devient dirigeant que l’on acquiert miraculeusement ces compétences.

Le charisme s’acquiert par le travail et l’expérience seule condition pour réussir : il faut le vouloir, à partir de là 50 % du chemin est parcouru.

Ensuite il faut avoir de vraies convictions et le faire sentir, soigner votre communication en public ET dans votre vie quotidienne, vous y gagnerez en autorité.

Surtout, faites le à votre rythme, en gardant votre personnalité.